Le carnet de voyage
Dans le conte, l'enfant refuse dessin après dessin, jusqu'à ce qu'on lui donne une simple caisse : le mouton qu'il veut est dedans. Il l'accepte, parce qu'il sait ce que la caisse représente.
Une donnée, c'est cette caisse. Un nombre sur un écran contient une réalité que l'on ne voit pas directement : des élèves, des classes, des choix, des années.
Derrière ces données, il y a des élèves, des professeurs, des parents. Elles racontent des parcours de formation, des réussites et des échecs — et nous disent, de façon transparente, comment améliorer le service public de l'éducation.
Quelqu'un a décidé quoi compter, comment, où et quand. Lisez la caisse sans connaître ces choix, et vous imaginerez le mauvais mouton.
L'IA générative dessine des caisses très convaincantes. Notre métier est d'apprendre ce qu'il y a dedans.
De quoi parle cette intervention
Je travaille au ministère de l'Éducation nationale, dans un système de 12 millions d'élèves, 20 millions de parents et 1,2 million de personnels, avec plus de 400 applications nationales et 1 500 applications locales.
Nous publions les données de l'éducation sur data.education.gouv.fr, et depuis février 2026 chacun peut les interroger avec l'IA : en posant une question en langage naturel, ou en y connectant sa propre IA.
Une IA générative bien conçue — c'est ce que nous construisons, notamment avec data.education.gouv.fr — améliore quatre choses :
la découvrabilitéla compréhensionl'utilisationla réutilisation
Le portail est devenu un lieu d'usages : cartes, visualisations, mini-services, API et accès par l'IA font que l'on part désormais d'une question plutôt que d'un fichier à télécharger.
1,35 M+visiteurs uniques à mi-août 2026
2,4 Mtéléchargements par an (ordre de grandeur, juin 2026)
APIpour intégrer les données dans des applications et services
MCPpour qu'une IA interroge les données ouvertes